Parcours sportif :
- Beaucoup de gym mais pas de voltige de 8 à 12 ans (jusqu’à
20h par semaine).
- Peu de voltige de 12 à 15 ans : de 1 à 2 week end d’entraînement
par mois. (J’habitais très loin du club de Mauchamps où
je m’entraînais)
- Un peu plus de voltige de 15 à 18 ans : 3 entraînements
par semaine. (J’avais alors déménagé pour Orléans).
- Puis faute de chevaux, j’ai arrêté la voltige. Je
ne voulais pas quitter la structure familiale de mes débuts. J’ai
donc arrêté jusqu’à mes 21 ans. Puis j’ai
repris pour 2 saisons grâce à Héléne ma longeuse
avec qui j’avais envie de vivre l’aventure sportive.
En quoi consiste votre entraînement :
Comme je ne pouvais pas beaucoup voltiger, le gros de mon entraînement
était de la préparation physique.
Qu’aimez vous tout particulièrement dans la voltige
:
- Quand j’étais voltigeur, c’était sans aucun
doute les voltigeuses. Elles sont plus belles que dans toutes les autres
disciplines !
- Maintenant en tant qu’entraîneur je m’intéresse
plus aux longeuses… plaisanterie mise à part, ce que j’aime
surtout dans ce sport, c’est qu’il est extrêmement complet.
Vu toutes les qualités qu’il développe (créativité,
expression, …), il donne les moyens aux enseignants de se poser
en véritable éducateur sportif.
Votre plus beau souvenir :
Mon plus beau souvenir reste ma rencontre avec Hélène Manal.
J’ai été immédiatement saisi par la force de
son caractère et par la sensibilité qui se cache derrière.
Je la revoie, fermement assise sur sa chaise, comprenant nos difficultés
pour le travail de nos chevaux, et nous offrant modestement sa compétence.
La sincérité et la générosité de son
engagement m’ont profondément touché.
Après m'être trop investi auprès des chevaux dans
la structure de mon père, ce fut une rencontre salvatrice qui me
permit de quitter sereinement cet univers trop prenant et de pousuivre
mes études.
Si maintenant il y a encore des chevaux et de la voltige à Mauchamps
c’est sans aucun doute grâce à sa persévérance
et à son courage.
Que vous a-t-elle apporté :
Je crois en deux choses : en l’éducation et en la santé.
Professionnellement en tant que kiné et pratiquant la médecine
traditionnelle chinoise, je m’investis dans le monde de la santé.
La voltige est pour moi un formidable outil pour m’inscrire dans
le domaine de l’éducation. C’est le principal message
que j’ai retenu de mon père qui, bien qu’il ait sorti
les meilleurs voltigeurs de sa génération, ne se définissait
pas comme entraîneur mais plutôt comme éducateur sportif
qui aide les enfants à se découvrir et à se construire
physiquement. En cela il me disait de prendre autant de plaisir avec des
débutants qu’avec des voltigeurs de compétition. C’était
je crois le secret de sa réussite.
Vos objectifs à venir :
Aider à la formation des enseignants.
Vos mentors :
Comme je l’ai dit Hélène et mon père.
Votre vision et vœux pour la discipline dans les années
à venir :
Un peu plus de simplicité. Que cette discipline soit un peu plus
accessible.
Que chacun puisse pratiquer à son niveau en restant fidèle
au plaisir qui motivait ses débuts.
J’aimerais une voltige de base, accessible à tous, qui se
développe et qui pourrait alimenter le haut niveau.
Vos loisirs :
La médecine traditionnelle chinoise, le rôle d’éducateur
sportif.
Votre philosophie de vie :
On n'est que ce qu’on fait !
Le proverbe qui vous ressemble le plus :
Deux intellectuels assis vont moins loin qu’un con qui marche !
Le mot que vous préférez, et celui que vous aimez
le moins :
Comme tout entraîneur, les mots qui me donnent de l’urticaire
: « J’y arrive pas »
Ceux que je préfère et respecte : « J’essaie
encore ! »
Le bruit que vous préférez, et celui que vous aimez le moins
:
Le bruit que je préfère, c’est dans le train, celui
d’un bébé qu’en fait pas.
Sinon un des bruits que j’aime le moins serait celui des voltigeurs
qui se plaignent quand on leur demande un effort ...! (J’hésite
parce qu’en fait des fois j’aime plutôt ça)
L’odeur que vous préférez, et celle que vous
aimez le moins :
Une odeur que j’adore est celle des box lorsqu’ils viennent
d’être faits.
Une odeur que je déteste est celle des box quand je dois les faire.
Ca marche aussi pour les cuirs…
Si vous étiez un animal, vous seriez :
Pas un poulet
Un petit mot d’encouragement pour les jeunes débutants
:
Persévérez le pire reste à venir. Vous verrez, vous
allez adorer !
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