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Juillet 2007 : Jean-Michel Pinel


Jean-Michel Pinel

Né le 10 avril 1954 à Segré (Maine et Loire)

Cavalier depuis 1966, entraîneur national de voltige de 1987 à 2004

Conseiller Technique et Pédagogique Supérieur
Professeur d’éducation physique depuis 1978
BE 2 équitation
BE 1 voile
BE 1 rugby

J’ai eu beaucoup de chevaux de CSO et de CCE en totalité ou en partie, mais j’ai eu un cheval complètement à moi :
PAKOI (AQPS bai de 168cm, né le 10 avril 1981)



Palmarès :

2 titres de champion du monde :
Ind H 2000 Farceur Brécéen, M Lang, M Joosten
Ind H 2002 Farceur Brécéen, M Lang, M Joosten

2 titres de champion d’Europe :
Ind H 2001 Farceur Brécéen, M Lang, M Joosten
Ind H 2003 Farceur Brécéen, M Lang, M Joosten

2 titres de vice-champion du monde :
Ind H 1998 Quitus du madon, M Lang, F Defrémont
Ind H 2004 Farceur Brécéen, M Lang, M Joosten

6 médailles de bronze aux championnats d'Europe :
Equipe 1987 Jimola, Touring Club de France, D Musset
Equipe 1989 Prunelle de Condé, Touring Club de France, D Ridray
Equipe 1995 Prince Boutignier, CVE Mauchamps, C Lang
Ind H 1997 Quitus du Madon, M Lang, F Defrémont
Ind F 2001 Brion Babière, M Bousignac, F Defrémont
Ind F 2003 Brion Babière, M Bousignac, F Defrémont

Décoration : Médaille de la jeunesse et des sports

Jean-Michel Pinel



Parcours sportif :

J’ai commencé la gymnastique à 7 ans, l’équitation à 12 ans, la voile à 13 ans et fait plein d’autres choses (champion de France de relais 4x100m universitaire, joueur de 3ème division de rugby etc...).
J’ai passé mon CAPEPS à 22 ans ainsi que quelques brevets d’état.
Je me suis occupé de sport-études promo rugby.
Et je suis devenu entraîneur national de voltige en 1987.


Comment êtes-vous venu à la voltige ?

J’ai toujours fait de la voltige même si elle n’était pas académique. En effet pour pouvoir passer ce qu’on appelait alors le deuxième degré, en 1967, il y avait une épreuve de voltige. En d’autres termes c’était faire le fou sur les chevaux, sur le cercle et en ligne droite.

Au club hippique de Segré il y avait une jument qui s’appelait Merveille et avec qui ont faisait des concours contre Baugé et Corné etc... Plus on prenait de risques et plus on repoussait les limites plus les notes étaient bonnes !!!!!!!!!

Puis en tant que professeur d’EPS j’ai toujours mis de l’équitation et de la voltige dans mes cours. Au collège de Trignac, à partir de 1981 tous les 6ème et 5ème avaient des séances d’animation autour et sur le cheval (gymnastique, danse et théâtre). En 1983 j’ai pris contact avec la fédération pour officialiser le travail que nous faisions en collège et j’ai participé à mon premier stage de l’Association Nationale de Voltige Equestre au mois de septembre 83. Je suis entré dans la commission voltige de la fédération en 1985 et j’ai encadré mon premier stage de l’équipe de France en 1986 à l’Ecole Nationale d'Equitation de Saumur à l’époque dirigée par le Colonel DURANT.


Jean-Michel Pinel Votre plus beau souvenir :

Dans ma vie professionnelle le premier titre de champion du monde, même si j’y ai laissé mes cheveux !!!!!!!!!


Qu’aimez-vous particulièrement dans la voltige ?

C’est une discipline qui se rapproche beaucoup du rugby et de la culture des sports collectifs.

Elle est très exigeante, elle demande beaucoup d’humilité, de remise en question permanente et de recherche de l’excellence au travers d’une connaissance très approfondie des différents éléments qui construisent la performance. Dans le rugby c’est l’adversaire qui vous remet en question en permanence, en voltige c’est le cheval. A la différence des autres disciplines équestres, où le cheval est quelque peu contraint (par 80 cm de rênes), en voltige il est quelque peu en liberté (6,50 m de longe) et il faut d’abord lui donner pour qu’il nous rende éventuellement !!!!!!!!


Que vous a-t-elle apporté :

Tout au long de ma carrière d’entraîneur dans différents sports et à différents niveaux j’ai toujours aimé travailler en équipe. On s’enrichit beaucoup au contact des autres, plus le staff est compétent et exigeant plus cela vous pousse dans vos retranchements, vous oblige à atteindre l’excellence donc à proposer le « nec plus ultra » à vos athlètes. Donc d’être honnête avec eux, et par conséquent d’être très exigeant avec eux pour qu’ils gagnent !!!!!!!!!

La seule vérité du sport et de la performance c’est le résultat !!!!!!!

En quoi peut-on comparer les sports de glisse à la voltige ?

C’est un peu long à expliquer de manière précise !!!!

Pour faire court on a comme un fil à plomb dans le corps qui passe par la tête, les hanches et la malléole de la cheville. Dans tous les sports dits "de glisse" , où cet équilibre est mis à mal puisqu’il faut sans arrêt gérer des déséquilibres, des phénomènes réflexes, générés par la peur de tomber, perturbent la réalisation des mouvements, il faut donc apprendre très tôt à les maîtriser.

Jean-Michel Pinel


Quand on est debout sur un cheval ou en équilibre sur ses étriers, c’est le même problème que quand on est sur des skis, sur une planche à voile, sur un skate, sur des rollers etc...

Il y a un très bon petit bouquin édité chez Lavauzelle qui s’intitule : « De l’équilibre de piéton à l’équilibre de cavalier ».


Quelles sont selon vous les qualités nécessaires pour satisfaire à la fonction d'entraîneur national ?

Je crois que comme tout poste à responsabilités il faut avoir des convictions, il faut savoir prendre des risques donc des coups, il faut beaucoup d’humilité et de remise en question.

Le plus difficile est cette nécessaire remise en question permanente que l’on ne peut pas toujours partager avec autrui, ce qui met l’entraîneur dans une grande solitude et dans une grande incertitude qu’hélas il ne peut pas partager avec ses athlètes. En effet face à eux il se doit, avec sa personnalité propre, d’être sûr de lui, combatif et volontaire. Il doit tout donner pour que ses athlètes réussissent, réduire au maximum les coefficients d’incertitude de façon à avoir une analyse la plus pragmatique possible des faits, pour atteindre la performance.

En d’autres termes :
« Mettre du futur dans le présent »
« Trouver du confort dans l’inconfort »
« Bien se connaître pour agir toujours en conscience »
« Ne pas exister pour soi-même mais aux travers des athlètes »


Jean-Michel Pinel Pendant les 2 décennies où vous avez occupé ce poste, quelles ont été les évolutions de la voltige en France et à l'international ?

Elles ont été énormes, puisque quand je suis arrivé ma mission était de structurer l’activité car il n’y avait rien de véritablement clairement établi. Depuis 2003 beaucoup de choses ont été détruites sous l’impulsion de la DTN et du DTN de l’époque, ce qui a motivé mon départ fin 2004. Dès ma nomination, je me suis attaché, en accord avec le Ministère Jeunesse et Sports, à inclure la voltige dans le monde très spécifique et rigoureux du sport. Avec ses relations de la base au plus haut niveau.

Un cadre pour la base et un cadre pour le haut niveau.

La voltige à tous les niveaux est une discipline collective appréciée (à trois équipiers ou à neuf équipiers) nécessitant des qualités équestres, de glisse, acrobatiques et d’expression.

En dehors des titres, des médailles et des quelques 53 victoires en international, nous avions :

                    • comme toutes les disciplines appréciées :

- un vrai corps de juges avec un système de remise en question annuel ou pluriannuel (merci à Jean Georges et à Zouzou) ;
- un système de jugement qui protégeait les concurrents contre les erreurs des juges (qui ne sont que des hommes ou des femmes) ;
- des représentants dans les instances internationales où se prennent les décisions qui augurent de la vie de la discipline et de ses athlètes ;
- des juges, des délégués techniques et des présidents de jurys dans toutes les grandes compétitions et aux différents championnats qui soutenaient les athlètes et la politique de la fédération ;
- la présidence de la commission voltige à la fédération internationale ce qui avait permis de faire passer la philosophie française en matière de notation du cheval et d’autres avancées spécifiques. En 1987 le règlement international était essentiellement organisé par les allemands, en 2004 lors de l’assemblée générale à Paris toute la philosophie française avait pris place dans ce règlement.

                    • comme toutes les disciplines sportives en France :

- une filière de haut niveau avec des relais dans les régions ce qui permettait de former les gens dans les régions ;
- un pôle France et cinq pôles espoirs ;
- des centres spécifiques pour permettre de travailler certains éléments de la performance ;
- un centre de regroupement des équipes de France et centre de remonte ;
- des stages de formation d’entraîneurs ;
- des stages de formation des enseignants ;
- un suivi longitudinal des athlètes longeurs et voltigeurs ;
- un suivi longitudinal des chevaux aussi bien d’un point de vue vétérinaire que maréchalerie ;
- un système de valorisation du travail accompli aux différent postes permettant la performance (prix du couple cheval-longeur avec prime Haras, épreuves de jeunes chevaux etc...)
- des chevaux sous contrat fédéral qui permettaient une grande liberté d’action pour l’acquisition de la performance.

Malheureusement l’élan initié sous la présidence de Pierre DURAND et soutenu par Jacqueline REVERDY jusqu'à fin 2002 a été stoppé avec l’accord du DTN, par le bureau et le comité directeur de la fédération.

L’ensemble des points énumérés ci-dessus ou tout du moins la majorité d’entre eux ont été détruits par l’équipe en place actuellement.



A l’instar de l’équipe américaine vice-championne du Monde 2006, vous aviez mis en place 2 projets similaires d’équipe composite en 1998 et 2001 : comment se sont passées les préparations ?

Les deux projets étaient totalement différents.

Comme je l’ai déjà précisé au début, la voltige est une discipline collective au même titre que le rugby, le hand ball etc... Il y a donc dans chaque équipe des postes spécifiques avec des habilités et des capacités propres.

Après le changement de règlement en 1996 et malgré les bonnes performances du pôle espoir de Meaux en 1997, il est clairement apparu que nous n’avions plus aucune chance d’avoir des médailles si nous ne suivions pas cette démarche.

Jean-Michel Pinel


En 1996 à Kaposvar en Hongrie où nous avions eu une réunion avec tous les entraîneurs nationaux, beaucoup de nations souhaitaient se lancer dans cette expérience et attendaient avec impatience la levée de la limite d’âge !!!!!!! Dès 1998 l’équipe américaine était constituée d’athlètes de différents clubs.

Pour le premier projet de 1998 nous n’avions pas pu faire réellement ce que nous voulions. Les longeurs des équipes vivaient le projet comme une violation de leur propriété et ne supportaient pas le fait de mettre à la disposition de l’équipe de France leurs meilleurs éléments. Nous avions adopté une solution intermédiaire qui était de prendre des blocs de chaque club et de créer les éléments de liaison. Mais le résultat ne fut pas satisfaisant car les conflits latents entre les différents clubs avaient perduré jusque sur la piste de compétition.

Pour le deuxième projet en 2001, sous l’impulsion de Laurent CELLIER, nous avions complètement appliqué la logique des sports collectifs :
- stages sur les vacances et les week-ends ;
- concurrence à tous les postes (chevaux, longeurs, voltigeurs) ;
- obligation de donner pour recevoir principalement pour la relation porteur- porté ;
- création d’une équipe Une et d’une équipe réserve ;
- ETC !!!!!!
Enfin tout ce qui fait la réussite de ce genre de projet.

La première année en 2001 nous n’étions qu’à 47 jours de stage alors que l’on sait qu’il faut au moins 100 jours pour avoir une bonne chance de réussite. Malgré le peu de temps passé ensemble et tous les problèmes du libre, loin d’être résolus, l’équipe fait 5ème aux imposés et finit 8ème au général avec beaucoup de problèmes comportementaux sur place. Ce qui était tout à fait normal puisque pour eux c’était leur première compétition ensemble.

Le but ultime de ce projet était la médaille à JEREZ et surtout la pérennisation du projet à long terme pour installer fermement l’équipe dans les quatre meilleurs groupes mondiaux.

Ce qui nous permettait d’avoir un projet équipe à la hauteur du projet individuel que nous avions avec l’Insep.

Dès le retour de Pologne toute la planification du projet avait été faite et un enthousiasme énorme se faisait jour lors des premiers stages. Malheureusement les attaques contre la discipline commençaient à faire jour et les budgets à se réduire.

Afin de ne pas être malhonnête vis-à-vis des athlètes j’ai préféré arrêter le projet en rentrant du stage d’oxygénation de Chamonix où l’ambiance était super. Ceci afin ne pas leur faire croire que l’on pourrait réussir alors que du côté fédéral on était parti dans du « bidouillage de dernière minute ».

Il est à noter que maintenant beaucoup de pays fonctionnent selon ce système : les Américains, les Autrichiens, les Italiens, etc……..

En vérité c’était exactement ce que faisaient les GEBBS avec St Gall dès 1986. La Suisse étant un petit pays ils regroupaient tous les meilleurs voltigeurs et ont toujours été médaille d’or ou médaille d’argent.

C’est le seul moyen de battre les Allemands !!!!!!!!!



Jean-Michel Pinel Quels étaient les objectifs de ces projets et qu’avez-vous tiré comme conclusion de cette expérience avec du recul ?

Les objectifs affichés étaient de tout gagner et je peux vous assurer que beaucoup de mes collègues entraîneurs nationaux voyant la France faire des médailles en individuel hommes et femmes, prendre la présidence de la commission, avoir des juges référents au niveau international, prendre le pouvoir sur la note du cheval, commençaient à s’effrayer de nous voir arriver en équipe !!!!!! Ils savaient parfaitement de quoi nous étions capables !!!!

Pour ce qui est de la conclusion je crois pouvoir dire que la bêtise humaine et l’ostracisme amènent certaines personnes à des comportements qui relèvent plus de la cour de primaire et de maternelle que de ceux que l’on pourrait attendre d’eux compte tenu du poste qu’ils occupent.

La fédération française d’équitation est une fédération pluridisciplinaire, comme le sont les fédérations de voile, de ski etc. Il est donc important que ses dirigeants politiques et ses techniciens se rendent compte que chaque discipline a son économie, son social et sa logique sportive.


Jean-Michel Pinel

Comment s’est passée la préparation au championnat du Monde 2000 ?

Le souvenir que je garde de cette année est une impression de calme et de travail. Le championnat d’Europe 1999 à Nitra avait mis en exergue beaucoup de points de travail et je crois que l’ensemble des partenaires investis dans la performance avaient envie de bien faire. La saison s’était déroulée de manière conforme aux espérances avec un gros point d’interrogation sur la capacité du cheval de tête de Matthias à supporter les exigences de son libre qui était, déjà, de très haut niveau.


Après concertation avec Jean Georges et Frédérique à la suite du concours de Stadl-Paura, il est apparu que nous devions tenter quelque chose avec un cheval que nous avions choisi et que nous suivions depuis longtemps qui était Farceur.

Aux championnats de France des jeunes chevaux, Farceur fit une très belle prestation et je décidais donc de proposer Farceur à Matthias. Les essais pendant le stage de Dinard furent très concluants et la suite de l’histoire prouva que nous avions fait le bon choix.

Je voudrais profiter de cette occasion pour rendre un hommage très appuyé à Frédérique DEFRÉMONT qui à ce moment délicat du choix a su mettre l’intérêt collectif devant ses intérêts particuliers. C’est elle qui avait permis à Matthias de glaner ses premières médailles et victoires avec Quitus du Madon et Brion Babière mais au regard de la jeunesse de ce dernier et de sa complexité elle a soutenu le choix de Matthias et a participé pleinement à l’obtention du premier titre de champion du monde pour la France.

Quand les différents acteurs du projet équipe prendront conscience que l’intérêt collectif doit primer sur les intérêts particuliers alors peut-être aurons-nous une chance de devenir champions du monde ????????????


Jean-Michel Pinel Comment s’est passée la préparation aux JEM 2002 ?

La préparation du championnat du monde 2002 fut tout à fait différente de celle de 2000.

Comme je l’ai expliqué plus haut au sortir du championnat d’Europe 2001 la France apparaissait aux yeux du monde de la voltige comme une nation puissante, volontariste et ayant déjà pris le pouvoir sur beaucoup de points.

Je venais d’être nommé comme président de la commission FEI voltige, Matthias son cheval et sa longeuse gagnaient toutes les compétitions et tous les titres ; Maud son cheval et sa longeuse venaient de faire une médaille et gagnaient des compétitions, tous les français rentraient régulièrement en finale et Jean Georges était devenu « Maître du Monde » dans le corps des juges !!!!!!!


Enfin la prestation de l’équipe aux championnats d’Europe et la mise en place du projet équipe commençaient à faire « jaser ».

Mon premier objectif a donc été de protéger les athlètes de cet environnement polémique et de les préparer à l’environnement spécifique des jeux mondiaux d’autant plus que les tensions avec le système fédéral commençaient à se faire jour.

Je crois pouvoir dire que la préparation pour les individuels s’était faite dans les meilleures conditions possibles au travers de différents stages à thèmes où j’avais pu continuer à travailler les axes spécifiques de la voltige sans saturer les athlètes compte tenu de la longueur de la préparation (championnat du monde début octobre).

Pour l’équipe, comme je l’ai précisé, le projet avait déjà été plombé dès novembre 2001. Malgré les actions de Joel Mazouin, il n’avait pas été possible d’obtenir un budget permettant de pérenniser cette action. Le DTN de l’époque voulait bidouiller un système juste pour six mois sans que l’on ait tous les stages nécessaires, ce qui nous emmenait vers un échec certain. J’avais donc, par respect des athlètes, refusé de cautionner ce système boiteux.

Le point faible de cette préparation à été le sol du manège. Tout le monde voulait que nous allions préparer ce championnat dans un environnement très chaud puisqu’à Jerez il devait faire une température quelque peu inhabituelle. Il avait donc été décidé de transférer le stage préparatoire de Dinard, où nous avions nos habitudes, à Nîmes, ville soit disant la plus chaude de France !!!!!!!

Je n’ai jamais vu autant d’eau en si peu de temps !!!!!!!

Quelle ne fut pas ma surprise et mon angoisse, en rentrant dans le manège, de voir l’eau remonter par le sol !!!! Le sol était impraticable et Jean-Georges arrivait pour les derniers réglages !!!!!!!

Je peux avouer maintenant que j’ai passé deux nuits blanches complètes pour essayer de trouver des solutions.



Selon vous, qu'est-ce qui a propulsé la France parmi les meilleures nations mondiales ?

C’est tout ce que j’ai déjà expliqué précédemment qui nous a permis de réussir. J’ai la chance d’avoir un vécu dans de nombreuses disciplines sportives, toutes les disciplines qui réussissent respectent les logiques spécifiques à chaque activité : économiques, sociales, comportementales, scolaires et universitaires ……..

J’ai eu la chance de côtoyer des présidents qui avaient compris le système sportif et qui m’ont donné les moyens :
Pierre DURAND
Jacqueline REVERDY
Jean-Michel Pinel

Un vice président :
Robert NOIREZ

J’ai eu la chance de côtoyer des présidents de commission qui m’ont fait confiance :
Robert CANONNE
Jean Georges STEINMETZ

J’ai eu la chance d’avoir un staff merveilleux (je ne les mets pas dans l’ordre de préférence !!!!!!) :
Eric FAVORY
Armelle CORNILLON
Philippe LECLAIR
Bernard FARJAT
Michel HALLIER
Jean Ben GUILLEMET
Pierre BEISSER
F-Xavier FERREY
MARGUERITE
Hubert ARZUR avant qu’il ne décide de lui-même de quitter son poste
François BOVY
Olivier LEPAGE avant que le poste de DTN ne le fasse apparaitre sous un autre jour qui fut très nuisible pour l’activité !!!!!!!!
Thibault VILA
Sonia WITTRECK
Jacky BRIGARDIS

Et tous ceux qui sont passés dans le groupe en y apportant leur savoir au service des athlètes.

Et puis surtout tous ces merveilleux athlètes chevaux, longeurs et voltigeurs qui ont porté fièrement les couleurs de la France de l’épopée de 1987 aux championnats du monde 2004.

Les médailles obtenues d’une part par Matthias, Frédérique et Marina, et d’autre part par Maud et Frédérique, ainsi que la qualité des chevaux qu’elles ont présentés sont pour beaucoup dans la reconnaissance de l’activité, MERCI À VOUS !!!!!!!!!!!!


Quelle est selon vous votre qualité principale : l’opiniâtreté

Quel est votre vœu pour la discipline dans les années à venir ?
qu’elle retrouve sa vraie place c’est à dire celle qu’elle avait jusqu’en 2002

Quels sont vos objectifs : m’investir pour que l’équitation redevienne un sport et pas uniquement un marché financier

Jean-Michel Pinel

Vos mentors : Eric TABARLY et le père JAEWEN

Vos loisirs : la voile, l’équitation, le cinéma et les amis

Si vous étiez un animal, vous seriez : un tigre

Votre philosophie de vie : excellence et plaisir

Votre proverbe préféré :
« si tu peux en un jour perdre ce que tu as mis une vie à construire alors tu seras un homme mon fils » (R Kiepling)

Le mot que vous préférez : jouissance

Celui que vous aimez le moins : lâcheté

Le bruit que vous préférez : le vent dans les drisses

Celui que vous aimez le moins : un enfant qui hurle

L’odeur que vous préférez : la marée au jusant

Celle que vous aimez le moins :
la mort

Votre plat préféré : 3 douzaines d’huitres

Votre musique préférée : le jazz


Un mot pour les débutants :
rien n’est impossible il faut simplement le vouloir plus que tout au monde

Quelque chose que vous voulez ajouter :

athlètes vous êtes merveilleux !!!!!!

Deux phrases sans lesquelles il n’y aurait pas de Pinuche :

« Le monde que l’on perçoit est le monde que l’on construit à partir de son corps propre » (Merleau -Ponty)

« Le social s’empare du biologique pour donner du psychologique » (Wallon)

Jean-Michel Pinel